23 novembre 2007
ZULU
Du haut de sa falaise
Le forgeron divin récite
Des incantations à son aise.
J’appelle la providence illicite
Pour peaufiner ma terre glaise.
Une bénédiction s’invite
Pour soigner le malaise.
Forge sa chair anthracite
Comme on choie un butin.
Penché sur ma zouloue
Je médite dans son bain,
Pénètre son corps comme un fou,
Absorbe ses sensuels refrains.
Ton cœur bat dans tes tempes,
C’est l’appel du rythme africain,
Vers les cieux tu rampes
Pour que vole ton sang incertain.
Zulu allume la surréaliste lampe
Et disparaît dans mes grandes mains.
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