04 novembre 2006
RETOUR MALHEUR
La Mort me croyait près d’elle
Mais je n’étais que son sommeil.
De retour en moi,
Incroyable merveille,
Gaieté de revivre,
Sentir un autre que moi,
J’avoue ma puissance ivre.
Supériorité nouvelle
Ne peut supporter
Les faibles
Qui me font face.
Je suis devenu nouveau.
Combat mes pulsions,
Des séquelles de l’assaut.
Renaissante vision.
Ces mollassons m’agacent.
Ma force effroyable,
Je danse pour la vie supérieure,
Devant ma caricature insupportable,
Ma mort veut mon malheur.
Destin inexorable.
À cause de ces rongeurs
Pitoyables
Et de ces dormeurs
Exécrables
Je mourrai en plein cœur !
LE SINGE PLEUREUR
Lorsqu’il pleure,
On ne le voit plus,
Le saule pleureur.
Sous le maudit,
S’assoit le Singe Hurleur,
Et on entend plus que lui.
Grave sur le bois
Son psaume racoleur,
Psalmodié de bon aloi.
Son psaltérion s’octroie
Un opéra enchanteur
Pour le saule étroit.
C’est alors que le singe hâbleur
Enivre la saulée inondée
En digne Singe Pleureur.
LE MALIN
( suite de « l’Annonciateur »)
Des clous pour vous,
Le canal s’est trompé,
Mes écrous vous ont damné,
Et vous êtes tombés
Dans mes trous.
Le puits s’est bourré,
Radicalement
Je vous ai tous tué.
Je suis l’Annonciateur du Diable rieur,
Qui proclame la déchéance
De votre Sauveur !
L'ANNONCIATEUR
Ici je suis le bien,
À vous les prières,
Pour vous mes mains,
Sortez de votre tanière.
Vers vous je viens,
Annoncer vos cris de misère,
Vous mourrez en vauriens,
Sans bannière,
Si vous boudez mon lien.
Une clef pour vous,
Fera
Un souffle en dernier recours.
Une cavité pour la tour,
Sera
L’invisible secours.
Les fous parcourent
Le mal
Qu’ils entourent.
J’illumine le canal de la vie.
Qu’ils accourent les permissifs,
Je dévoile votre Sauveur,
Et l’invoque expressif.
Décide que les fratricides meurent
Pour leurs génocides maladifs,
Je signe l’Annonciateur.





