02 août 2009
MIRAGE
Dévisageons le désir clandestin,
Happe mon regard masqué,
Ose y pénétrer sans frein
Et avec un entrain déraisonné,
J’ai oublié dans quel coin
Est cachée la clef
De mon royaume vulcanien,
Partons à l’aventure, mon amie flattée,
Laisse-toi submerger par le désir enfantin,
Explosons notre ardeur pour le salut,
Embrassons-nous sans fin,
Que tes pieds soient nus
Pour séquestrer le syndrome
D’un aryen ingénu,
Mon insouciante alcôve
Est une entité dévêtue,
Partageons nos envies libératrices,
Enfreignons nos pensées qui ont survécues,
Peignons dans une rivière notre joie salvatrice,
Mon royaume est un prisonnier,
Ton sourire arc-en-ciel tapisse
Ma loyale psyché,
Laisse-toi emporter et deviens mon abzyme,
Succombe et saute de plein fouet,
Le végétal est baigné pour le sublime…
Accrochons-nous à la queue de l’iguane,
La peur qu’il procure est infime,
Il nous dévoile les arcanes,
Amadoué par des chants qui résonnent
Venant de l’imperturbable chaman,
C’est lui qui nous donne
Des tresses florales bleues turquoises
Pour laver nos corps excités à l’acétone,
Des serpents nous toisent
En sifflant des cris qui sillonnent
Dans le breuvage de notre guide spirituel indien,
Ces visions de lumières organiques foisonnent,
Nos douleurs internes pataugent sur notre chemin,
Purgeons le corps et l’esprit,
Tatouons-nous les serpents de ce transit olympien,
Aux abords et à l’abri de la civilisation des bandits,
Chasser les blessures de l’enfant amazonien
Qui espère que son bien restera en vie,
Notre peau se camoufle comme le caméléon,
Explorons le glamour de notre nid,
Survolons nos semblables à tâtons,
Dominons le rêve intérieur,
Sacralisons ces nouvelles sensations
Qui nous unissent avec l’extérieur.
08 février 2009
NEBULEUSE
Que jaillisse le lien qui est enfoui en moi !
Pourquoi ne veut-il pas encore de moi ?
Où sont cachées les clefs de mon aura?
Un dessein est prisonnier de l’effroi.
Alors que le temps s’envole
Inlassablement,
Des années-lumière traversent la farandole.
Les étoiles dansent pour un corps transparent,
Enlacé par des larmes folles.
La peur est un enfant
Qui a l’espoir
De pouvoir mieux y voir
Dans la galaxie de son désespoir
Pour que tombe le miroir du regard.
Que je me joigne par la main
En ayant la confiance de pouvoir
Porter mon chemin incertain !
Je dois y croire
Et oublier mon faible refrain
Pour agir au-delà des nuages noirs
En puissant humain.
30 octobre 2008
L'ANGE DE LA MORT
Perché sur ses pattes blanches
Le regard à l’affût,
Attendait une petite proie franche
Pour jouer avec en continu
Jusqu’à l’ignorance
Du faible vaincu.
Repos du sauvage
Parmi son entourage,
Recevait son breuvage
Pour un ermitage.
Envers aucune cage
Il ne voulait de mariage.
Il était le compagnon
De ceux qui étaient attendris,
Un calme polisson
Pour des caresses de fratrie.
S’endormait en ronrons
Confiant sans un bruit.
On ne savait pour quelle raison
Il ne rentrait pas dans son lit.
Se croyant toujours en guerre
Un militaire dressé pour tuer
Posait des pièges sur ses terres.
Les soldats du génie ont fait face au collet
Pour extraire
Le chat prisonnier
Au milieu des cadavres du cimetière.
Le malheureux a succombé
De l’activité du fou sanguinaire.
Il s’appelait Azrael Bambizou
Rouge à grelot était son collier
Tué par un piège à loups.
R.I.P. (rest in peace) Chat (Azrael 3.11.06 - 23.10.08)
R.I.P. (rest in prison) Colonel
23 avril 2008
LA DERNIERE PORTE
Certains choisissent de prendre la dernière porte,
D’autres y sont conviés de force.
Je deviens le secret de la dernière porte.
Je somnole sur le chemin de ma mort,
Les échecs reçus comme des sévices
Sont saupoudrés de rêves pour le dernier effort,
À cause de ces esprits aveugles et leurs bâtisses,
Je revis mes passions en remords,
Elles m’ont mené au supplice,
Pourtant c’est le temps qui a eu tort,
Les créations se dévêtissent,
Je caresse la larme qui s’endort
Avant qu’elle coule dans l’abysse,
Je ressens une bouffée de sort
Qui s’évapore en un brouillard triste,
Et m’enivre comme le suprême trésor…
Elles sont belles les couleurs de l’âme qui jaillissent
Quand on détient la clef du fort !
Un habit et masque blancs s’unissent
Pour que je salue les miens à bord,
Voilà que maintenant mes amours glissent.
22 avril 2008
TROMBE D'EAU
Il est un océan
Qui doit vaguer sainement.
Il est un vent
Qui doit errer sereinement.
Les instigateurs des terminaux méthaniers
Sont des souillures affirmées.
La terre n’est pas un damier
Sur laquelle on noircit à l’aveuglette.
De quelle couleur deviendra la planète
Si les pollueurs précipitent la vie naturelle
Vers la déchéance éternelle ?
Les décideurs de ce projet impur
S’enrichiront un peu plus
Tout en restant loin de leur créature.
Les résidants peuvent sombrer,
Les entrepreneurs n’y voient que leur intérêt
Financier !
Nuages gazeux surplomberont
Et parcourront
L’Europe avec aisance.
Adieu fruits de la mer,
Port de plaisance,
Voici les gazoducs de la misère.
Et la côte de beauté
Deviendra la côte gazéifiée,
Avec ses vivants intoxiqués.
Nous autres citoyens,
À qui on impose
Une vie morose,
On devient le Pégase
Qui vous oppose.
À l’arrivée de vos cuves de gaz,
Notre rage explose.
Pour que les David amoureux de la mer
Repoussent
Le Goliath destructeur de l’estuaire.
Habitants !
Commerçants !
Estivants !
Étudiants !
Adolescents !
Enfants !
Agissez !
Contre le port méthanier !
23 novembre 2007
ZULU
Du haut de sa falaise
Le forgeron divin récite
Des incantations à son aise.
J’appelle la providence illicite
Pour peaufiner ma terre glaise.
Une bénédiction s’invite
Pour soigner le malaise.
Forge sa chair anthracite
Comme on choie un butin.
Penché sur ma zouloue
Je médite dans son bain,
Pénètre son corps comme un fou,
Absorbe ses sensuels refrains.
Ton cœur bat dans tes tempes,
C’est l’appel du rythme africain,
Vers les cieux tu rampes
Pour que vole ton sang incertain.
Zulu allume la surréaliste lampe
Et disparaît dans mes grandes mains.
BANDE DESSINEE
Projet d'un livre d'illustrations du "Périple de l'homme-singe".
LA CHEVALERIE DU CARNAGE (Chivalry of carnage)
Ecriture d'un scénario de long métrage "wu xia pian" en hommage à Bruce Lee, mais aussi "Conan le barbare" de John Milius et les films de la Shaw Brothers.
MASQUE
Ecriture d'un scénario de moyen métrage en hommage à Jean Cocteau et Jean Marais.
"Dans son repère, un mystérieux étranger guide un jeune poète et son amoureuse. Le destin les séparera, et le jeune poète devra faire face à une énigmatique jeune femme qui lui rappellera son précédent amour".
LE GORILLE INCONNU
Braconniers ! Gibiers ! Visez ! Tirez !
Il était avec sa famille chez lui
On a frappé à sa vaste porte
Ils ont craintivement rugi
On a souillé ses mottes
Il a familièrement réagi
On les a destiné à être une race morte
Ils ont eux aussi failli
On a décampé dans nos sanglantes bottes.

















